
Temps verbaux en expression écrite du TCF Canada : règles, exemples et exercices
Quels temps verbaux utiliser en expression écrite au TCF Canada ? Faut-il privilégier le passé composé, l'imparfait, le futur, le conditionnel ou même le subjonctif pour obtenir une bonne note ?
La réponse dépend avant tout de ce que vous souhaitez exprimer. Si vous racontez une expérience, vous aurez probablement besoin de temps du passé. Si vous proposez une activité à un ami, le futur peut être utile. Si vous défendez une opinion sur une mesure qui n'existe pas encore, le conditionnel peut vous permettre de présenter ses conséquences possibles.
Le problème apparaît lorsque vous choisissez un temps parce qu'il vous semble plus avancé, sans tenir compte du sens de la phrase.
Par exemple :
« Si j'aurais plus de temps, je participerais à cette activité. »
Cette phrase contient une erreur fréquente. Il faut écrire :
« Si j'avais plus de temps, je participerais à cette activité. »
Pour réussir l'expression écrite du TCF Canada, vous devez donc apprendre à choisir les temps en fonction de la situation, construire correctement les phrases et maintenir une chronologie cohérente.
Dans ce guide, découvrez les temps les plus utiles pour les trois tâches, leurs différences, les erreurs à éviter et des exercices corrigés pour vous entraîner.
Quels temps verbaux faut-il connaître pour le TCF Canada ?
Selon France Éducation international, l'expression écrite du TCF Canada comprend trois tâches obligatoires en 60 minutes.
Les correcteurs évaluent notamment la maîtrise de la grammaire, la richesse du vocabulaire, la cohérence des productions et l'adaptation à la situation de communication.
Il n'existe cependant aucune liste officielle de temps verbaux obligatoires à utiliser dans chaque tâche.
Vous devez employer les structures nécessaires pour accomplir la consigne.
Voici les principaux repères.
| Temps ou mode | Fonction principale | Exemple |
|---|---|---|
| Présent | Décrire une situation actuelle, donner un avis | « Je travaille dans une association. » |
| Passé composé | Raconter un événement passé | « J'ai participé à un atelier. » |
| Imparfait | Décrire un contexte ou une habitude passée | « L'ambiance était agréable. » |
| Plus-que-parfait | Évoquer un événement antérieur à un autre fait passé | « J'avais réservé ma place. » |
| Futur simple | Annoncer un événement ou un projet futur | « Nous visiterons le musée samedi. » |
| Futur proche | Présenter un projet ou un événement à venir | « Nous allons organiser une sortie. » |
| Conditionnel présent | Formuler une demande polie ou une hypothèse | « Je souhaiterais obtenir des renseignements. » |
| Subjonctif présent | Compléter certaines expressions de nécessité, de but ou de concession | « Il faut que nous trouvions une solution. » |
Le subjonctif est un mode grammatical, et non un temps de l'indicatif. Nous l'incluons ici parce que son emploi pose souvent des difficultés aux candidats.
Tous ces temps ne sont pas nécessaires dans chaque production.
Une rédaction simple et grammaticalement correcte vaut mieux qu'un texte rempli de constructions complexes mal maîtrisées.
1. Le présent : décrire, expliquer et donner son opinion
Le présent de l'indicatif est utile dans les trois tâches.
Vous pouvez l'utiliser pour :
- parler de votre situation actuelle ;
- décrire une activité ou une habitude ;
- présenter une information générale ;
- donner votre opinion ;
- expliquer les arguments d'un document.
Exemple à la tâche 1
Vous écrivez à un ami pour lui présenter votre quartier.
« J'habite dans un quartier assez calme, près du centre-ville. Il y a plusieurs commerces et les transports publics sont pratiques. J'aime particulièrement le parc situé près de chez moi. »
Le présent convient parce que vous décrivez une situation actuelle.
Exemple à la tâche 3
Vous devez exprimer votre opinion sur les formations à distance.
« Je pense que les cours en ligne offrent davantage de flexibilité aux étudiants. Cependant, ils demandent une bonne organisation personnelle. »
L'opinion est exprimée au présent.
Il n'est pas nécessaire d'utiliser le conditionnel pour chaque argument.
Erreur à éviter : changer inutilement de temps.
Comparez :
Incorrect : « Je pense que les transports publics étaient importants pour les habitants aujourd'hui. »
Plus naturel : « Je pense que les transports publics sont importants pour les habitants aujourd'hui. »
L'emploi de aujourd'hui et la présentation d'un constat général justifient ici le présent.
Le passé pourrait être correct dans un autre contexte, par exemple pour décrire une situation qui n'existe plus. Tout dépend de l'information que vous souhaitez communiquer.
2. Passé composé ou imparfait : lequel choisir à la tâche 2 ?
C'est l'une des distinctions les plus importantes pour raconter une expérience.
La tâche 2 demande généralement de rédiger un récit ou un compte rendu accompagné de commentaires, d'opinions ou d'arguments selon la consigne.
Vous pouvez donc avoir besoin de raconter des événements tout en décrivant leur contexte.
Le passé composé pour les événements
Utilisez généralement le passé composé pour présenter des actions achevées.
« Samedi dernier, j'ai participé à une journée de bénévolat. »
« Nous avons nettoyé un parc et planté plusieurs arbres. »
« À la fin de la journée, les organisateurs nous ont remerciés. »
Ces phrases font avancer le récit.
Elles indiquent ce qui s'est passé.
L'imparfait pour les descriptions et les habitudes
L'imparfait sert notamment à décrire une situation passée, une action en cours ou une habitude.
« Il faisait beau et l'ambiance était conviviale. »
« Plusieurs participants travaillaient déjà lorsque je suis arrivé. »
« Quand j'étais étudiant, je participais régulièrement à des activités associatives. »
Ces phrases apportent du contexte.
L'imparfait ne sert donc pas seulement à raconter des événements anciens. Il permet aussi de décrire ce qui se passait au moment d'une autre action.
La différence dans un même récit
Comparez ces phrases :
« Quand je suis arrivé, les bénévoles préparaient le matériel. »
Je suis arrivé : événement ponctuel.
Les bénévoles préparaient : activité déjà en cours.
Autre exemple :
« Pendant que nous nettoyions le jardin, un responsable est venu nous expliquer les prochaines étapes. »
Nous nettoyions : action en cours.
Est venu : nouvel événement qui intervient pendant cette action.
Cette distinction permet de rendre votre récit plus précis.
Exemple avant et après correction
Version problématique :
« Samedi dernier, je participais à une activité. Il faisait beau et nous nettoyions le parc. Après, nous plantions des fleurs et le responsable nous remerciait. »
Cette version n'est pas entièrement incompréhensible. Cependant, l'utilisation répétée de l'imparfait ne permet pas d'exprimer aussi clairement la succession des actions achevées.
Version améliorée :
« Samedi dernier, j'ai participé à une activité de bénévolat. Il faisait beau et l'ambiance était agréable. Nous avons d'abord nettoyé le parc, puis nous avons planté des fleurs. À la fin, le responsable nous a remerciés. »
Le passé composé présente les événements principaux.
L'imparfait décrit le contexte.
Le réflexe à développer : demandez-vous si vous souhaitez raconter ce qui s'est produit ou décrire la situation dans laquelle cela s'est produit.
Pour approfondir le récit et les commentaires attendus, consultez notre guide sur la tâche 2 d'expression écrite du TCF Canada.
3. Le plus-que-parfait : raconter un événement antérieur
Le plus-que-parfait permet d'indiquer qu'une action s'est produite avant un autre événement passé.
Il se construit avec l'auxiliaire avoir ou être à l'imparfait, suivi du participe passé.
Exemples :
« J'avais déjà réservé ma place lorsque j'ai appris que l'événement était annulé. »
« Nous étions arrivés avant le début de la conférence. »
Dans la première phrase, la réservation précède l'annonce de l'annulation.
Dans la deuxième, l'arrivée précède le début de la conférence.
Quand est-il utile au TCF Canada ?
Principalement lorsque vous racontez une expérience dans laquelle plusieurs événements se sont déroulés à des moments différents.
Par exemple :
« J'avais préparé toutes mes affaires la veille, mais j'ai oublié mon billet en partant. »
La préparation s'est produite avant l'oubli.
Le plus-que-parfait rend cette chronologie explicite.
Cependant, il n'est pas nécessaire d'en placer un dans chaque récit.
Si votre histoire est simple, le passé composé et l'imparfait peuvent parfaitement suffire.
4. Futur simple ou futur proche : comment parler de ses projets ?
À la tâche 1, vous pouvez devoir proposer une sortie, annoncer un changement, organiser une visite ou expliquer un projet.
Le futur est alors particulièrement utile.
Le futur simple
Il permet d'évoquer un événement ou une action à venir.
« Nous visiterons le musée samedi matin. »
« Je t'enverrai les informations demain. »
« Nous prendrons le train de huit heures. »
Le futur proche
Il se construit avec aller au présent suivi d'un infinitif.
« Nous allons visiter le musée samedi. »
« Je vais t'envoyer les informations demain. »
Ces deux formes peuvent souvent désigner le même événement futur.
Le choix dépend notamment du contexte, du style et de la manière de présenter le projet.
Il serait incorrect d'affirmer que le futur simple est toujours plus approprié que le futur proche.
Les deux sont corrects lorsqu'ils sont bien employés.
Exemple à la tâche 1
Consigne originale d'entraînement :
Votre ami vient passer le week-end dans votre ville. Écrivez-lui pour présenter les activités prévues et lui donner quelques conseils pratiques.
Vous pourriez écrire :
« Salut Marc, je suis ravi que tu viennes ce week-end ! Samedi matin, nous visiterons le centre historique, puis nous déjeunerons dans un restaurant près du marché. L'après-midi, je vais te faire découvrir un parc que j'aime beaucoup. Pense à apporter une veste, car les soirées sont parfois fraîches. Je t'enverrai également l'adresse de mon appartement avant ton arrivée. »
Le futur simple et le futur proche servent ici à présenter le programme.
Le présent est également utilisé pour donner une information générale.
Cet extrait est un exemple pédagogique, pas une production complète officiellement évaluée.
Pour revoir la structure de ce type de message, consultez notre guide sur la tâche 1 d'expression écrite.
5. Le conditionnel présent : un temps particulièrement utile
Le conditionnel présent peut être utilisé pour exprimer une demande polie, une proposition, une hypothèse ou une conséquence envisagée.
Il est particulièrement intéressant dans les tâches 1 et 3.
Mais il faut comprendre sa fonction avant de l'employer.
À la tâche 1 : formuler une demande polie
Comparez :
« Je veux changer mon rendez-vous. »
et :
« Je souhaiterais reporter mon rendez-vous. »
La deuxième formulation est plus adaptée à un message formel.
Vous pouvez également écrire :
« Pourriez-vous m'indiquer les horaires disponibles ? »
« Serait-il possible de modifier ma réservation ? »
« J'aimerais obtenir quelques renseignements sur la formation. »
Ces expressions permettent de faire une demande sans employer un ton trop direct.
Le conditionnel ne signifie pas forcément que vous doutez de votre demande.
Dans ce contexte, il sert surtout à exprimer la politesse.
À la tâche 3 : présenter une conséquence possible
Imaginez un sujet sur la gratuité des transports publics.
Vous pourriez écrire :
« La gratuité des transports publics pourrait faciliter les déplacements des personnes disposant de revenus modestes. »
Vous présentez ici un avantage possible.
Comparez avec :
« La gratuité des transports publics facilitera les déplacements de tous les habitants. »
La deuxième phrase présente une conséquence future avec davantage de certitude et ajoute une généralisation concernant tous les habitants.
Si le résultat reste hypothétique, le conditionnel peut être plus précis.
Quelques verbes utiles au conditionnel
| Verbe | Conditionnel présent | Exemple |
|---|---|---|
| Pouvoir | pourrait | « Cette mesure pourrait réduire les dépenses. » |
| Devoir | devrait | « La ville devrait développer les transports. » |
| Être | serait | « Cette solution serait intéressante. » |
| Avoir | aurait | « Ce projet aurait plusieurs avantages. » |
| Permettre | permettrait | « Cela permettrait de gagner du temps. » |
| Favoriser | favoriserait | « Cette initiative favoriserait les échanges. » |
| Souhaiter | souhaiterais | « Je souhaiterais obtenir une réponse. » |
Ces formes sont utiles lorsqu'elles correspondent réellement à votre intention.
Ne transformez pas automatiquement tous les verbes au conditionnel pour paraître plus avancé.
6. Comment construire correctement les phrases avec « si » ?
Les phrases hypothétiques sont utiles à la tâche 3, car elles permettent d'examiner les conséquences possibles d'une décision.
Mais leur construction entraîne de nombreuses erreurs.
Situation possible : si + présent, futur
« Si les transports deviennent moins chers, davantage d'habitants les utiliseront. »
La première partie présente une condition réalisable.
La seconde présente une conséquence future envisagée.
Structure :
Si + présent → futur simple
Autre exemple :
« Si la municipalité organise davantage d'activités, les habitants pourront se rencontrer plus facilement. »
Situation hypothétique : si + imparfait, conditionnel présent
« Si les transports étaient gratuits, davantage d'habitants pourraient les utiliser. »
Vous imaginez une situation.
Structure :
Si + imparfait → conditionnel présent
Autre exemple :
« Si les entreprises proposaient davantage de télétravail, certains salariés gagneraient du temps. »
Une erreur fréquente : « si j'aurais »
Incorrect :
« Si j'aurais plus de temps, je participerais à cette activité. »
Correct :
« Si j'avais plus de temps, je participerais à cette activité. »
De même :
Incorrect :
« Si les transports seraient gratuits, davantage de personnes les utiliseraient. »
Correct :
« Si les transports étaient gratuits, davantage de personnes les utiliseraient. »
Il ne faut toutefois pas transformer cette règle en affirmation selon laquelle le conditionnel ne peut jamais suivre le mot si. La restriction concerne notamment les propositions introduisant une condition de ce type.
Pour les hypothèses courantes de l'expression écrite, retenez surtout ces deux constructions.
| Situation | Construction | Exemple |
|---|---|---|
| Condition possible | Si + présent, futur | « Si j'ai le temps, je viendrai. » |
| Hypothèse imaginée | Si + imparfait, conditionnel | « Si j'avais le temps, je viendrais. » |
Maîtriser ces deux structures vous aidera à rédiger des phrases plus précises sans multiplier les erreurs.
7. Faut-il utiliser le subjonctif pour obtenir B2, C1 ou C2 ?
Le subjonctif peut être utile pour exprimer certaines relations grammaticales.
Cependant, il n'existe aucune règle officielle indiquant qu'il faut employer un nombre précis de subjonctifs pour obtenir B2, C1 ou C2.
Il est préférable de maîtriser quelques constructions courantes plutôt que d'utiliser des formes complexes au hasard.
Après « il faut que »
« Il faut que les entreprises proposent des horaires plus flexibles. »
Le verbe proposer est au subjonctif présent.
Autre exemple :
« Il faut que nous trouvions une solution adaptée. »
Après « pour que »
« La ville pourrait développer les pistes cyclables pour que les habitants puissent se déplacer plus facilement. »
La construction pour que introduit ici un objectif et demande le subjonctif.
Après « bien que »
« Bien que cette solution soit intéressante, elle présente certaines limites. »
Le subjonctif permet ici de construire correctement la concession.
Attention à « même si »
Comparez :
« Bien que cette solution soit coûteuse, elle reste intéressante. »
et :
« Même si cette solution est coûteuse, elle reste intéressante. »
Dans ces deux phrases, la relation de concession est comparable.
Mais les constructions grammaticales sont différentes.
Après bien que, on utilise normalement le subjonctif.
Après même si, on utilise l'indicatif dans cet emploi.
Erreur fréquente :
« Même si cette solution soit coûteuse… »
Correction :
« Même si cette solution est coûteuse… »
Votre objectif n'est donc pas simplement de reconnaître une relation logique. Vous devez aussi connaître la construction qui l'accompagne.
8. Quels temps privilégier pour la tâche 3 ?
La tâche 3 demande de comparer deux documents présentant des points de vue sur un fait de société, puis de donner votre opinion.
Vous pouvez souvent accomplir cette tâche avec une combinaison simple :
présent pour comparer → présent pour exprimer son opinion → conditionnel pour certaines conséquences hypothétiques.
Prenons deux documents fictifs sur les espaces verts en ville.
Document 1 :
Les parcs urbains améliorent la qualité de vie et favorisent les rencontres entre habitants.
Document 2 :
La création de nouveaux parcs représente un investissement important et peut réduire l'espace disponible pour d'autres équipements.
Une réponse pourrait commencer ainsi :
« Le premier document souligne que les espaces verts améliorent la qualité de vie en ville, tandis que le second insiste sur leur coût et sur les contraintes d'aménagement. »
Les verbes souligne et insiste sont au présent, car vous présentez les positions des documents.
Vous pourriez ensuite exprimer votre opinion :
« Pour ma part, je pense que les municipalités devraient continuer à développer les espaces verts. Cette mesure pourrait favoriser les activités de plein air et offrir des lieux de rencontre aux habitants. Cependant, il serait préférable d'adapter chaque projet aux besoins du quartier. »
Le conditionnel permet ici de présenter une recommandation et des effets possibles.
Ces deux extraits illustrent les emplois des temps. Ils ne constituent pas une tâche 3 complète de 120 à 180 mots.
Pour apprendre à comparer les documents et développer votre avis, consultez notre article sur la tâche 3 d'expression écrite du TCF Canada.
9. Six erreurs de conjugaison à corriger avant l'examen
Voici des erreurs fréquentes que vous pouvez utiliser pour vos révisions.
| Phrase incorrecte | Correction |
|---|---|
| « Hier, je vais au musée. » | « Hier, je suis allé au musée. » |
| « Quand je suis arrivé, mes amis ont déjà préparé le repas. » | « Quand je suis arrivé, mes amis avaient déjà préparé le repas. » |
| « Si j'aurais le temps, je viendrais. » | « Si j'avais le temps, je viendrais. » |
| « Si j'aurai des nouvelles, je vous contacterai. » | « Si j'ai des nouvelles, je vous contacterai. » |
| « Il faut que nous faisons attention. » | « Il faut que nous fassions attention. » |
| « Bien que cette idée est intéressante, elle coûte cher. » | « Bien que cette idée soit intéressante, elle coûte cher. » |
Ces exemples ont été choisis pour illustrer les règles présentées dans ce guide.
Ils ne constituent pas une liste officielle d'erreurs pénalisées au TCF Canada.
Remarquez également qu'une erreur de temps ne provient pas toujours d'une mauvaise conjugaison.
Vous pouvez connaître parfaitement les formes de faire, avoir ou être, mais choisir le mauvais temps parce que vous n'avez pas identifié la relation entre les événements.
Il faut donc apprendre à la fois la formation des verbes et leur emploi en contexte.
Exercices corrigés : choisissez le bon temps verbal
Voici cinq exercices originaux pour vérifier votre compréhension.
Exercice 1 : raconter une expérience
Complétez :
« Quand je suis arrivé à l'atelier, les autres participants __ déjà le matériel. »
A. préparent
B. préparaient
C. prépareront
Bonne réponse : B.
L'imparfait exprime une activité en cours au moment où le candidat arrive.
La phrase complète est :
« Quand je suis arrivé à l'atelier, les autres participants préparaient déjà le matériel. »
Exercice 2 : présenter un événement antérieur
Complétez :
« Lorsque la réunion a commencé, nous __ déjà les documents nécessaires. »
A. avions préparé
B. préparerons
C. préparons
Bonne réponse : A.
La préparation des documents a eu lieu avant le début de la réunion.
On utilise donc le plus-que-parfait.
Exercice 3 : annoncer un projet
Complétez :
« Samedi prochain, nous __ le nouveau musée de la ville. »
A. avons visité
B. visitions
C. visiterons
Bonne réponse : C.
Le futur simple convient pour annoncer une visite à venir.
Exercice 4 : exprimer une hypothèse
Complétez :
« Si les entreprises proposaient des horaires plus souples, les salariés __ mieux organiser leur quotidien. »
A. pourront
B. pourraient
C. pouvaient
Bonne réponse : B.
La première partie est à l'imparfait et présente une hypothèse.
Le conditionnel présent exprime la conséquence envisagée.
Exercice 5 : exprimer une nécessité
Complétez :
« Il est important que les participants __ les consignes avant le début de l'activité. »
A. comprennent
B. comprendront
C. comprendraient
Bonne réponse : A.
Après il est important que, on utilise ici le subjonctif présent.
La forme comprennent correspond à ce mode.
Comment s'entraîner aux temps verbaux sans apprendre toutes les règles par cœur ?
Vous n'avez pas besoin de refaire intégralement un manuel de conjugaison avant chaque simulation.
Le plus efficace est de travailler les constructions que vous utilisez réellement dans vos productions.
Voici une routine de quinze minutes.
Minutes 0 à 5 : choisir une difficulté précise
Prenez une erreur observée dans une précédente correction.
Par exemple :
« Si je pourrais, je participerais. »
Travaillez uniquement la structure :
« Si je pouvais, je participerais. »
Créez ensuite trois autres phrases avec le même schéma.
Minutes 5 à 10 : écrire un court paragraphe
Choisissez une situation qui exige naturellement la structure étudiée.
Pour le conditionnel, imaginez une question sur les améliorations possibles dans votre ville.
Pour le passé composé et l'imparfait, racontez une expérience personnelle.
N'essayez pas d'utiliser tous les temps du français dans le même paragraphe.
Minutes 10 à 15 : corriger et reformuler
Relisez votre texte.
Vérifiez :
- le temps de chaque verbe ;
- sa construction ;
- les accords du participe passé lorsqu'ils sont nécessaires ;
- la cohérence entre les différentes actions.
Ensuite, reformulez une ou deux phrases sans consulter la correction.
Le lendemain, recommencez sur un sujet différent pour vérifier que vous savez réutiliser la même structure.
Comment vérifier les temps verbaux pendant la relecture ?
Les 60 minutes de l'expression écrite doivent servir à rédiger les trois tâches et à vérifier vos productions.
Vous ne pouvez pas consacrer dix minutes à l'analyse grammaticale de chaque phrase.
Il faut donc développer une méthode de relecture rapide.
Pour la tâche 1
Vérifiez les verbes qui expriment :
la situation actuelle → la demande → le projet futur.
Par exemple :
« Je vous écris… »
« Je souhaiterais… »
« Je serai disponible… »
Pour la tâche 2
Vérifiez la chronologie :
événement passé → description du contexte → événement antérieur éventuel → appréciation.
Repérez notamment les passages dans lesquels vous avez utilisé le même temps pour toutes les actions.
Pour la tâche 3
Concentrez-vous sur :
les positions des documents → votre opinion → les hypothèses et conséquences.
Vérifiez particulièrement les phrases comportant si, bien que, pour que ou il faut que.
Ces constructions méritent une attention supplémentaire si vous avez tendance à les utiliser incorrectement.
Pour apprendre à intégrer la correction grammaticale dans votre préparation, consultez notre guide sur la correction de l'expression écrite du TCF Canada.
Faut-il utiliser des temps complexes pour obtenir C1 ou C2 ?
Non. Un temps verbal complexe ne rapporte pas automatiquement davantage de points.
France Éducation international évalue notamment l'étendue et la maîtrise des structures grammaticales, mais aussi le respect de la consigne, la cohérence et la précision du vocabulaire.
Un candidat peut construire une phrase au subjonctif et commettre plusieurs erreurs importantes dans le reste de sa production.
À l'inverse, une phrase simple au présent peut être parfaitement adaptée à un argument.
Comparez :
« Je pense que cette mesure est utile parce qu'elle facilite les déplacements. »
avec :
« Je penserais que cette mesure aurait été utile afin que les personnes puissent se déplacer… »
La deuxième phrase ne devient pas meilleure simplement parce qu'elle utilise davantage de formes verbales.
Elle peut même introduire une nuance temporelle ou hypothétique qui ne correspond pas à l'idée initiale.
Pour viser un niveau avancé, l'objectif est de varier les structures lorsque cela permet de mieux exprimer votre pensée, tout en conservant une grammaire maîtrisée.
Notre guide sur l'expression écrite C1/C2 au TCF Canada approfondit les compétences nécessaires pour rédiger des textes plus précis et nuancés.
Les temps verbaux à retenir pour les trois tâches
Avant votre prochaine simulation, gardez ces repères :
Tâche 1 : utilisez principalement les temps nécessaires pour communiquer sur une situation actuelle, raconter brièvement un événement, formuler une demande ou annoncer un projet.
Tâche 2 : maîtrisez particulièrement le passé composé et l'imparfait pour raconter une expérience. Ajoutez le plus-que-parfait lorsque vous devez préciser qu'un événement s'est produit avant un autre.
Tâche 3 : utilisez le présent pour présenter les positions et exprimer votre opinion. Employez le conditionnel pour certaines recommandations, hypothèses et conséquences possibles. Le subjonctif peut intervenir lorsque la construction grammaticale le demande.
Il ne s'agit pas d'une obligation de répartition imposée par l'examen, mais d'un ensemble de repères pour choisir les formes adaptées au sens.
Pour appliquer ces règles, entraînez-vous avec les sujets d'expression écrite du TCF Canada. Après chaque rédaction, identifiez les temps utilisés, vérifiez leur pertinence et corrigez les constructions qui vous posent encore problème.
Le secret n'est pas d'utiliser le plus grand nombre de temps verbaux possible, mais d'employer le bon temps au bon moment, pour exprimer exactement ce que vous voulez dire.
